J’ai rencontré Mathieu dans les années 90 !! Il était assistant lumière de Philippe Nicodème sur le spectacle « Turandot » que j’avais mis en scène et co-écrit pour le théâtre de la Guimbarde …avec Philippe, il était plutôt bien tombé !…je l’ai retrouvé une dizaine d’années plus tard , à la compagnie du chien qui tousse, pour deux spectacles : « Braque à fond » et « Monte Cristo » j’ai pu constater qu’il avait gardé  le sens de la sculpture de la lumière, l’humour, la patience, le sens du dialogue et le savoir faire technique …

Pierre richards, Auteur,Metteur en scène

J'adore ce moment où, après avoir débattu avec Mathieu quelques options de la mise en scène et son interaction avec la lumière, il nous suggère de continuer à évoluer théâtralement pendant qu'il construit ses propositions. 

Mon ressenti est à chaque fois le même: l'impression très sécurisante d'avoir dans le dos, alors que nous poursuivons la création, une sorte de peintre en lumières qui se déplace dans les gradins, tout à son affaire, et qui éclabousse par petites touches de clair et d'obscur, les émotions qui se succèdent sur le plateau. Comme un peintre qui, tapi dans l'ombre, ferait jaillir la vie sur scène en l'arrosant de ses couleurs. Ce que j'aime chez Mathieu, c'est de retrouver, dans les éclairages, l'inattendu que je cherche chez les acteurs.. 


Patrick Duquesne, Metteur en scène

 

 

Un caractère doux et à l'écoute qui permet une collaboration respectueuse et inventive.

ses propositions présentent une esthétique personnelle mais toujours en accord avec la dramaturgie du spectacle.

travailler avec Mathieu est toujours un plus pour le spectacle.

 

Sébastien Cholet, Metteur en scène

 

 

C’est un vrai plaisir de travailler avec Mathieu. Même quand la situation est difficile et que la nervosité est à son comble - Mathieu reste calme et poursuit sa création lumière avec rigueur et efficacité. Et le résultat est vraiment magnifique! Merci Mathieu.

 

Heike Kossmann, Metteuse en scène

 

J’ai eu la chance de travailler avec Mathieu lors de la présentation de mon spectacle «  Petite » à l’Eden. C’était la première fois que je travaillais avec un éclairagiste et ce fut un réel plaisir de travailler avec lui. Mathieu est très à l’écoute, il a une belle sensibilité et comprend vite l’univers qu’il a devant les yeux, il propose des idées d’éclairages et donne des conseils toujours constructifs. J’ai beaucoup apprécié son côté perfectionniste et précis, du moins c’est comme cela que je l’ai ressentis. En découvrant le travail de régisseur, je me suis rendue compte combien la sensibilité était importante, le fait de comprendre vers quel univers le projet artistique se dirige, savoir doser l’éclairage, trouver le bon type de lumière, le bon rythme, être à l’écoute du jeu des comédiens sur la scène,… J’étais très heureuse du résultat et de l’implication de Mathieu sur le projet.

 

Alexandra Geraci, Metteur en scène

« Mathieu a créé la lumière de LE CARRE DES COSAQUES, un spectacle de la Maison éphémère. Un pari difficile car il s’agissait à la fois d’éclairer une petite scène de bois où de nombreuses chaussures « marionnettes » prenaient vie et un espace vide habité de fantômes.  Il a sculpté l’espace du plateau central donnant à chaque objet , vie et relief. Une lumière bleue et poétique faisait  exister les fantômes . A l’écoute du metteur en scène et du scénographe, il fait des propositions évolutives. Un très beau travail de création dont il a fait une adaptation intelligente et efficace pour la tournée qui a suivi. »

Brigitte Baillieux, Metteur en scène

« Surtout pas mon gamin ! Que jamais il ne devienne un  fils de… » !

Et je me suis donc bien gardé de l’employer, l’engager, et même – j’ai honte de le dire à présent- de le recommander, jusqu’à ce que j’estime qu’il avait bel et bien fait ses armes… et ça a duré jusqu’en 2007. Faut dire qu’il n’avait pas attendu la bénédiction de papa et qu’il avait déjà bien tracé sa route et gagné ses galons tout seul, le fiston !

 

Notre premier rendez-vous théâtral, c’est sur le « Carré des Cosaques » que j’avais écrit avec Brigitte Bailleux , qui en assurait la mise en scène. Brigitte m’a dit : « Pour la création des éclairages, pourquoi pas Mathieu ?… Uniquement parce que c’est mon fils ? C’est injuste ! J’apprécie son travail et c’est parfaitement justifié : Le Carré, c’est aussi une part de son histoire, non ? »

Et voilà Mathieu, qui sous le regard mi-critique, mi-curieux de son bougon de père nous fignole une lumière du feu de Dieu, truffant le bric à brac de la scéno de Jean Vangeebergen de petites sources lumineuses, nimbant chaque chaussure-personnage de ce halo d’étrangeté qui renvoyait si bien à l’absence des « chers disparus », autant qu’à leur présence dans ce noir opaque qui mangeait les bords du plateau.

Nous nous sommes depuis lors croisés sur l’un ou l’autre projet, lui régisseur ou créateur de lumières, moi comédien. Et c’est en 2013 que, mettant en scène avec Gaspar Leclère « La Bonne-Âme du Sé- Tchouan » chez les Baladins du Miroir, j’ai officiellement engagé mon fils pour la création d’éclairage d’une œuvre épique, jouée en bi frontal et sous chapiteau. Mon premier Brecht et ma première grosse mise en scène…Autant dire que ce fut pour lui comme pour moi un fameux défi. Qu’il releva avec brio, si j’en crois les nombreux éloges que ses éclairages reçurent à la création.

Regardez ces photos de plateau, elles parlent d’elles-mêmes ; le chatoiement des couleurs qui semblent émaner du cœur de la scène, les clairs-obscurs qu’il affectionne, c’est à force de recherche opiniâtre, de questionnement permanent, et toujours en dialogue avec la mise en scène, à l’écoute de l’esthétique du projet, que Mathieu les obtient. Avec l’économie de moyens imposée par la production ou le luxe nécessaire d’un nouveau matériel qu’il obtient à force de persuasion s’il estime qu’il est indispensable à la création…

 

Francois Houart , Comédiens ,Auteur,Metteur en scène

 

Article de presse : Cie du Chien qui tousse Avignon off 2008

Trio gagnant

Venu de Belgique, "En suivant les pointillés..." nous permet de rencontrer deux comédiens protéiformes et complémentaires, deux clowns sans nez rouge, drôles et poétiques: Abdeslam Hadj Oujennaou(l'auguste naïf, fausse victime) et Yann-Gaël Monfort (le clown blanc,piètre macho).Ces deux gaillards-là maîtrisent parfaitement leurs jeu physique et parlé. Le muscle et l'esprit font ici bon ménage. Avec la complicité des éclairages facétieux de Mathieu Houart,voici un spectacle précis, exigeant où chacun trouvera des résonances à ses propres rêves.Preuve par trois que le rire ne baillone pas forcément la pensée.

JEAN-LOUIS CHÂLES : Journaliste pour "LA MARSEILLAISE"